Roadtrip en tente de toit dans le Var Ouest : retour d’expérience sans filtre

Temps de lecture estimé : 19 minutes

Début septembre, on a pris la route direction le Var Ouest avec une idée simple : tester un road trip en tente de toit sur plusieurs jours, en mode 100 % sauvage. Entre villages perchés, plages méditerranéennes, Île de Porquerolles, sentiers du littoral et nuits plus ou moins confortables, ce séjour a été bien plus qu’une simple escapade en bord de mer.

Ce n’est pas un article “carte postale”.
C’est un retour d’expérience honnête : les bonnes surprises, les déceptions, les contraintes du bivouac sur la côte, le budget réel, et surtout ce que ce voyage nous a appris pour la suite.

Si vous envisagez la tente de toit sur la Côte d’Azur, ou un road trip dans le Var, voici ce que l’on aurait aimé lire avant de partir.

Jour 1 — Entre attentes, vent marin et nuit (très) agitée

Première étape : Bandol

On commence par Bandol, dont je gardais le souvenir d’une petite ville pleine de charme.

En réalité ? Grosse déception.

Peut-être que j’avais idéalisé l’endroit, influencée par la réputation des vins de Bandol (notamment ses rosés très reconnus et que j’apprécie particulièrement). Dans ma tête, c’était carte postale méditerranéenne, authenticité et douceur de vivre.

Sur place, l’ambiance nous laisse plus neutres que charmés.
On trouve quand même un parking gratuit à proximité du centre (bon point – pour info, il s’agit du Parking Deferrari), puis on déambule tranquillement dans les rues avant de s’installer au restaurant.

Et là… petite arnaque classique : une “burrata” qui s’avère être une simple mozzarella.
Ce n’est pas dramatique, mais ça participe à l’impression générale : Bandol ne casse clairement pas trois pattes à un canard.

Le vent est déjà bien présent. Impossible d’envisager une pause agréable en bord de mer. On reprend donc la route.

Deuxième stop : entre Six-Fours et Sanary

On se dirige ensuite vers Six-Fours-les-Plages, plus précisément entre Six-Fours et Sanary-sur-Mer.

L’objectif est simple :
se poser sur la plage, souffler un peu, tenter une sieste après le départ matinal.

Sauf que le vent est toujours aussi violent.

Embruns dans le visage, sable qui fouette les jambes, impossible de vraiment se détendre. On abandonne l’idée de la sieste et on choisit l’option plus agréable : flâner dans Sanary-sur-Mer.

Bonne surprise cette fois-ci : le port est vivant, les ruelles sont jolies, on marche longtemps sans voir le temps passer. C’est simple, mais agréable.

Direction la presqu’île de Giens

En fin d’après-midi, on prend la route vers la Presqu’île de Giens.

Le lendemain, on prévoit les îles de Porquerolles. L’idée est donc stratégique :

  • repérer le départ du ferry,
  • trouver un stationnement gratuit,
  • et idéalement dormir sur place pour éviter de refaire de la route au petit matin.

Première difficulté : un accident sur la seule route d’accès.
Résultat : énorme bouchon. Et comme il n’y a qu’une voie pour circuler, si ça bloque… tout est paralysé.

Arrivés sur la presqu’île, on part en repérage autour de Tour Fondue, d’où partent les ferries pour Porquerolles.

Il y a plusieurs parkings payants proches de l’embarcadère.
Mais en arrivant suffisamment tôt, il est possible de trouver une place gratuite sur l’avenue de l’Estérel, située au-dessus du camping de la tour Fondue.

On identifie donc notre plan pour le lendemain.

Pizza improvisée et faux espoir de spot sauvage

On n’était pas censés manger le soir.
Finalement, on craque pour une pizza à proximité immédiate de la Tour Fondue en attendant la nuit tombée pour aller se poser dormir.

J’avais pourtant bien lu que le camping sauvage est interdit sur la presqu’île.
Mais un commerçant nous assure qu’il existe des coins “très sauvages” où se poser sans souci.

Spoiler : non.

On tourne, on cherche, on repère.
un peu de vans mais très peu d’options adaptées à une tente de toit. Clairement, la configuration des lieux favorise les véhicules plus discrets.

On finit par trouver un stationnement dans une impasse, un peu au-dessus du parking repéré pour le lendemain.

Objectivement :

  • pas idéal,
  • en bord de route,
  • très exposé au vent.

Et en tente de toit, on est loin d’être aussi discrets qu’un van.

Le vent secoue la toile sans arrêt.
Au loin, un phare (ou une lumière tournante) donne l’impression qu’une lampe torche approche.
À chaque bruit, on se dit qu’on va se faire déloger.

Résultat : nuit d’enfer.

La montre connectée n’a même pas détecté de sommeil.
C’est dire.

Clairement, en tente de toit, on ne recommande absolument pas le bivouac sauvage sur la presqu’île de Giens.

Jour 2 — Porquerolles, désillusion à vélo et soirée improbable sur les hauteurs d’Hyères

Après une nuit quasi blanche sur la presqu’île de Giens, le réveil sonne très (très) tôt.
Objectif : attraper la première navette maritime pour Île de Porquerolles, aux alentours de 7h30.

On se dit qu’on prendra le petit déjeuner directement sur l’île. Et pour une fois, le plan se déroule parfaitement.

À peine arrivés, on s’installe dans une petite adresse du village (l’Arboursier) : cuisine maison, produits de qualité, prix corrects, personnel vraiment sympathique. Tellement bien qu’on y est retournés le midi. 👉 Clairement, une bonne adresse à recommander.

Île de Porquerolles à vélo : la fausse bonne idée

Porquerolles est vendue partout comme “l’île idéale à découvrir à vélo”. Dans les faits, c’est surtout une île sans voitures. Nuance.

Les chemins ne sont pas goudronnés. Ce sont des pistes en terre, parfois caillouteuses, parfois irrégulières, parfois franchement inconfortables. Ce n’est absolument pas adapté à des VTC. À minima, il faudrait un vrai VTT. Et ça, le loueur ne nous l’a jamais précisé.

Réservation faite en ligne. Sur place, on nous règle vaguement la selle, on ne touche pas au guidon (bonjour les douleurs cervicales le soir), on nous tend une carte de l’île et basta. Aucun conseil sur les itinéraires, aucune recommandation VTT au vu de l’état des chemins, aucun ajustement sérieux du vélo. Juste “voilà votre vélo”.

Très honnêtement, l’expérience a été une vraie déception.

Je ferai un article dédié à ce sujet parce qu’il faut, à mon sens, désinfluencer Porquerolles à vélo. Oui, c’est faisable. Non, ce n’est pas confortable. Et oui, ça peut clairement gâcher une partie de la journée.

Avec le recul, l’île est bien plus agréable à découvrir à pied. On avance à son rythme, on profite mieux des paysages, et on évite surtout la torture de la selle sur des chemins cabossés sous 30 degrés.

Matin magique à l’est, après-midi plus rude à l’ouest

Le matin, on commence par explorer la partie est de l’île. Et là, c’est sublime. Peu de monde (en même temps il est tôt), une lumière magnifique, un silence presque total. On savoure vraiment l’instant. À cette heure-là, Porquerolles révèle tout son charme.

Puis vient l’après-midi.

On tente de partir vers l’ouest, mais la fatigue s’installe. La chaleur monte, les jambes tirent, et la selle devient franchement douloureuse à cause des vibrations constantes sur les chemins de terre. On n’a pas réussi à faire l’intégralité de la partie ouest, tout simplement parce qu’on n’avait plus les jambes.

Et surtout, on constate une nette différence d’affluence. Alors que le matin était presque intime, l’après-midi est déjà bien plus fréquenté. Nous étions pourtant hors saison.

Cette expérience confirme une chose : en plein été, ça doit être nettement moins agréable.

Coup de cœur et recommandation baignade : la Calanque de la Galère. Elle se mérite. L’accès se fait d’abord par un chemin piéton, puis par un petit sentier forestier en descente. La descente est agréable, presque ludique. Mais il ne faut pas oublier qu’il faudra remonter.

Retour sur le continent et recherche de spot

En fin de journée, on reprend l’avant-dernier ferry, complètement épuisés par la chaleur et le vélo. On remonte vers les hauteurs de Hyères avec deux spots repérés sur Park4Night. Le premier est déjà pris, alors on tente le second.

Ambiance radicalement différente : bord de petite route, et en contrebas… des gravats, des tuiles, des déchets. Clairement une décharge sauvage. Pas du tout notre style habituel, mais ce soir-là, on n’a plus l’énergie de chercher mieux. Il fait encore chaud, on est rincés, on veut juste se doucher et dormir.

Comme si la journée n’était pas assez improbable, une petite chèvre égarée vient tourner autour de nous. Impossible de la faire partir. Heureusement, des passants finissent par la récupérer.

Et c’est là qu’on a été agréablement surpris.

On avait bien vu que le Var limite fortement le camping sauvage (grosses pierres à l’entrée des chemins forestiers, accès bloqués) rien à voir avec l’accueil plus tolérant des Hautes-Alpes. On s’attendait donc à des regards méfiants.

Au contraire, les promeneurs du soir nous saluent avec le sourire, échangent quelques mots.

Jour 3 — Pluie, marché écourté et stationnement spot très tôt

Le jour 3 était annoncé pluvieux. Et pour une fois, la météo ne s’est pas trompée.

On commence la matinée à Hyères, avec l’idée de faire un tour au marché. L’ambiance est un peu grise, mais on se dit que ça peut avoir son charme. En réalité, on n’a pas eu le temps d’en profiter : la pluie s’invite rapidement et le marché ne nous marque pas plus que ça. Rien d’exceptionnel, et surtout, difficile de flâner quand on se fait rincer.

On en profite pour chercher une fontaine afin de refaire le plein d’eau. Sur les applications comme Freetaps, on en avait repéré plusieurs. Sur le terrain ? Toutes coupées. Pas une goutte. Beaucoup de fontaines étaient tout simplement hors service. On finit par en trouver une dans le centre ancien, mais évidemment, l’accès en voiture y est compliqué. Une contrainte de plus qui confirme une impression déjà bien installée : ici, tout semble pensé pour limiter la van life.

Cela dit, cette contrainte nous aura au moins permis de découvrir un peu le centre historique d’Hyères. Les ruelles sont jolies, les façades colorées, l’ambiance méditerranéenne bien présente… même sous la pluie. On imagine facilement à quel point l’endroit doit être agréable sous le soleil.

La météo annonçant de fortes pluies, on préfère jouer la sécurité et éviter les zones potentiellement inondables. On monte donc un peu vers La Garde. Petite session shopping pour s’occuper, déjeuner au Buffalo Grill (ça faisait une éternité qu’on n’y avait pas mis les pieds).

Mais très vite, on s’ennuie. Les boutiques sont bondées, l’ambiance n’a rien de très dépaysant, et la pluie ne donne pas envie de traîner dehors.

On arrive assez tôt. Et cette fois, on ne fait même pas semblant d’attendre la nuit. On est fatigués, un peu lassés par la météo, alors on déplie la tente en plein jour. Pas de coucher de soleil spectaculaire, pas d’exploration au programme. Juste une fin d’après-midi tranquille à lire, faire des mots fléchés, s’allonger et laisser le temps passer.

Une journée un peu “off”, clairement.

Le lendemain matin, le réveil est anticipé par… les chasseurs. On voit arriver ces messieurs installer des panneaux pour signaler que la chasse commence et qu’on risque, littéralement, de se faire canarder. Ambiance.

Jour 4 — Petit-déjeuner face à la mer, village perché et réalité du bivouac dans le Var

Après le réveil matinal imposé par les chasseurs, on plie rapidement le camp et on file vers Saint-Mandrier-sur-Mer. Cette fois, on démarre la journée autrement : petit déjeuner en bord de mer.

On trouve un parking gratuit à environ 100–200 mètres de la plage. On sort le réchaud, on attrape les sacs, et on va s’installer face à l’eau. Préparer son café les pieds presque dans l’eau, dans le calme du matin, c’est exactement ce qu’on aime dans ces road trips. Simple, mais précieux.

On enchaîne ensuite par une balade sur le port de Saint-Mandrier. L’ambiance est douce, le rythme tranquille. On décide de monter un peu sur les hauteurs en suivant un tracé de géocaching. C’est devenu un petit rituel : chercher une géocache permet souvent de découvrir des coins qu’on n’aurait pas explorés spontanément. Et effectivement, l’ascension nous offre un joli point de vue sur la ville et la rade.

On redescend ensuite pour déjeuner dans un petit restaurant au bord du port. Cadre sympa, moment agréable, sans prétention mais efficace.

L’après-midi, on part vers l’ouest de Saint-Mandrier et on longe le sentier du littoral, toujours en suivant plusieurs géocaches. Cela nous permet de faire une belle boucle, ponctuée de points de vue sur la mer et les falaises. C’est probablement l’un des moments les plus harmonieux du séjour : marche, nature, panorama, sans foule.

Le Castellet : charme médiéval et stationnement compliqué

La journée ne s’arrête pas là. On reprend la voiture et on remonte dans les terres pour visiter Le Castellet, qu’on nous avait fortement conseillé.

Autant jusque-là on trouvait assez facilement des parkings gratuits, autant ici, tout est payant à proximité immédiate du village. Impossible d’y couper. Finalement, on s’engouffre dans une petite ruelle un peu à l’écart et on trouve une place gratuite. Hors saison, ça passe. En plein été, ça doit être une autre histoire.

Le village est vraiment très joli. Ruelles pavées, façades en pierre, petites boutiques, vues dégagées sur les collines alentours. Même en ce début septembre, il y a du monde. Mais c’est un tout petit village : le moindre flux donne vite une impression d’animation.

On flâne un moment, on profite de l’atmosphère, puis vient la question qui revient chaque soir : où dormir ?

Google Maps vs réalité du terrain

Après plusieurs spots moyens les jours précédents, on se dit qu’on va tenter une autre stratégie : repérage sur Google Maps, zoom sur les petits chemins qui semblent s’enfoncer dans la nature.

Sur le papier, ça semblait prometteur. Dans la réalité, échec total.

À chaque fois qu’on repère un sentier intéressant, on tombe sur le même obstacle : un gros rocher placé à l’entrée pour bloquer l’accès. Le département semble avoir méthodiquement fermé les accès aux chemins forestiers. On tourne pendant près d’une heure. Chaque tentative se solde par un demi-tour.

C’est à ce moment-là qu’on réalise vraiment à quel point le Var est restrictif en matière de bivouac.

On finit par se rabattre sur le seul spot Park4Night du secteur. On s’attend à le trouver bondé. Finalement, il y a seulement un 4×4 en tente de toit et un van. On échange quelques mots. C’est la première fois pour nous qu’on partage un spot avec d’autres voyageurs.

Tente de toit vs van : prise de conscience

Ce road trip nous fait comprendre quelque chose d’important.

Le Var n’est pas adapté au bivouac en tente de toit.

Un van de moins de deux mètres peut se fondre dans certains parkings en bord de mer, stationner de manière relativement discrète. Avec une tente de toit, c’est une autre histoire. On est visibles, on prend de la hauteur, on attire l’attention.

En montagne ou dans des zones rurales plus isolées, la tente de toit est parfaite. En bord de mer, dans un département où les accès sont restreints et les contrôles plus stricts, c’est beaucoup plus compliqué.

On réalise aussi qu’on arrive peut-être un peu tard dans cette vague de road trips et de van life. Le nombre de voyageurs a explosé ces dernières années. Et malheureusement, tout le monde ne respecte pas les lieux. Spots sales, déchets laissés sur place… et au final, ce sont les suivants qui en paient les conséquences avec des interdictions et des accès bloqués.

C’est un peu amer comme constat.

On a réussi à faire uniquement du sauvage sur ce séjour. Mais clairement, ce n’est pas le terrain idéal pour ça. Ce jour 4 marque une prise de conscience : pour les prochains road trips, on privilégiera davantage des zones plus naturelles, plus rurales, plus adaptées à notre façon de voyager.

Jour 5 — Saint-Cyr-sur-Mer, plages coup de cœur et dernière nuit avant Cassis

Pour cette cinquième journée, on prend la direction de Saint-Cyr-sur-Mer. On se gare près du McDonald’s, à un peu plus d’un kilomètre des plages et du port. Ce n’est pas l’emplacement rêvé, mais ça ne nous dérange pas : marcher fait partie du voyage (et surtout le parking est gratuit !).

On longe tout le bord de mer, on fait le port, puis on revient vers le centre-ville pour une mission très précise : trouver une presse. Notre livre de mots fléchés a pris l’eau la veille… et clairement, nos fins de journée sans grille à remplir, ce n’est plus pareil. Cette recherche nous permet au passage de découvrir le petit centre-ville, sans grand charme particulier, mais vivant.

En revanche, énorme coup de cœur pour les plages.

Je n’étais pas revenue à Saint-Cyr-sur-Mer depuis l’enfance. Et franchement, j’ai adoré. De vraies plages de baignade. Du sable, de l’espace, la possibilité d’étaler sa serviette sans galérer. Pas de galets, pas de criques escarpées, pas de calanques où l’on cherche désespérément un endroit plat. Ce n’est peut-être pas “sauvage” au sens Instagram du terme, mais c’est exactement le genre de plage que j’aime.

En plus, il n’y avait vraiment pas grand monde. Le luxe du hors saison.

On déjeune dans un restaurant en bord de mer, Le RestÔ. Cuisine maison, prix corrects, jolie vue sur l’eau. Une adresse simple mais efficace, qu’on recommande sans hésiter pour un déjeuner les pieds presque dans le sable.

En fin d’après-midi, on reprend la route pour chercher notre spot de la nuit. Cette fois, on ne tente pas l’improvisation façon Google Maps. On va directement sur un spot Park4Night repéré à l’avance. L’endroit est spacieux, plutôt agréable, sans personne à notre arrivée.

On remarque quand même que le sol est retourné par des sangliers venus chercher des glands. Sur le moment, ce n’est pas hyper rassurant, mais on relativise. Quelques randonneurs passent en fin de journée, l’ambiance reste tranquille.

On se pose, on prend notre douche, on prépare à manger et on profite de cette dernière nuit avant le retour.

Le lendemain, on prévoit un passage par Cassis, un endroit qu’on adore et où on n’était pas revenus depuis deux ou trois ans. Une dernière parenthèse avant de rentrer à la maison.

💸 Budget du road trip – 5 nuits / 6 jours dans le Var Ouest

C’est souvent la question qu’on se pose à la fin : combien ça nous a vraiment coûté ?

Hébergement : 0 €

On a dormi uniquement en bivouac sauvage. Donc forcément, le poste hébergement est à zéro. C’est l’un des gros avantages de voyager en tente de toit : pas de camping, pas d’hôtel, pas d’Airbnb.

Mais comme on l’a vu pendant le séjour, gratuit ne veut pas toujours dire simple, surtout dans le Var.

Nourriture : le vrai poste qui explose

Clairement, le budget qui a le plus grimpé, c’est la nourriture.

On s’est “chauffés” à faire des restaurants quasiment tous les jours, puisqu’on avait pas de dépense Airbnb. Sur le moment, c’est agréable, pratique, confortable. Mais à la fin du séjour, mon ventre ne suivait plus du tout. Trop riche, trop fréquent, pas assez équilibré.

Les prochaines fois, on mixera beaucoup plus : quelques restaurants bien choisis, et surtout des pique-niques, des repas simples, des salades, du local. Ça réduira largement le budget… et ça fera du bien au corps aussi.

Essence

Deuxième poste important : le carburant pour 612km de roadtrip.
Le Var, ce n’est pas immense, mais on a quand même pas mal bougé entre la côte, les îles et l’arrière-pays, et simplement le trajet depuis et vers la maison. L’essence représente forcément une part non négligeable du budget.

Activités

Côté activités, on est restés très raisonnables.

Le billet bateau pour Île de Porquerolles a coûté 48 €.
La location de deux vélos pour la journée environ 34 €.

Ce sont les seules activités payantes du séjour. Le reste, c’était de la marche, du géocaching, des balades sur le littoral et des visites de villages. Finalement, les plus beaux moments n’ont rien coûté.

Péage

On a choisi de prendre l’autoroute pour l’aller et le retour afin de ne pas rallonger les heures de route entre la maison et le Var.

Oui, ça chiffre vite.
Mais ça divise quasiment par deux le temps de trajet. Et sur un séjour de six jours, le gain de temps est précieux.

🧾 Total : 647 € pour 5 nuits / 6 jours pour deux personnes.

Et clairement, ce sont les restaurants qui font exploser le budget. Sans ça, le séjour aurait été beaucoup plus économique.

Ce qu’on retient

Un road trip peut être très abordable si on cuisine davantage, si on limite les restaurants et si on choisit bien ses activités payantes.

Dans notre cas, l’hébergement gratuit a largement compensé les excès côté assiette.

Et pour les prochains voyages : plus de simplicité, plus de pique-niques, et moins de tentations en terrasse.

Conclusion — Un test grandeur nature

Ce road trip dans le Var aura été un vrai test. Pas seulement une parenthèse en bord de mer, mais une expérience concrète sur plusieurs jours, qui nous a permis de voir ce qui fonctionne… et ce qui ne fonctionne pas.

On est vraiment contents d’avoir expérimenté la tente de toit sur une durée un peu plus longue. Deux ou trois nuits, ce n’est pas suffisant pour tirer des conclusions. Là, sur presque une semaine, on a pu mesurer les contraintes réelles : stationnement, accès bloqués, visibilité, réglementation plus stricte sur le littoral.

Et la conclusion est assez claire : la Côte d’Azur (et probablement la côte ouest aussi) ne sont pas adaptées à notre façon de voyager en tente de toit. En tout cas pas en mode 100 % sauvage. À moins de réserver des campings à l’avance, ce qui change complètement la philosophie du voyage.

En revanche, pour des régions plus rurales, plus montagneuses, plus tolérantes, la tente de toit reste une super option. Elle nous correspond davantage dans des environnements naturels où l’on peut trouver des coins discrets sans être constamment en recherche de solution.

Ce séjour nous a aussi permis de tester une nouvelle fois notre organisation et équipements. Et sur ce point, on est plutôt satisfaits. Le matériel est bien optimisé, l’aménagement est efficace. Comme on avait prévu de faire beaucoup de restaurants, on n’avait pas pris de glacière, ce qui a libéré de la place dans la voiture et simplifié la logistique.

Bref, ce road trip ne nous a pas fait abandonner l’idée de voyager en tente de toit. Il nous a surtout permis d’affiner notre façon de le faire. Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin : tester, ajuster, comprendre… avant de repartir.

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