Roadtrip de 3 jours dans le Trièves et Vercors isérois : premier test du Roule Merry et Van Life Expo Grenoble

Temps de lecture estimé : 12 minutes

Ce week-end de trois jours avait un double objectif : prendre enfin le temps de découvrir le Trièves, ce coin que je traverse régulièrement depuis plus de 12 ans sur la route de Lyon sans jamais vraiment m’y arrêter, et profiter de la Van Life Expo de Grenoble. Le tout sans partir trop loin de la maison, histoire de faire un premier vrai test grandeur nature du Roule Merry.

Trois jours, un peu de rando, quelques spots bivouac, une expo vanlife… et surtout une bonne excuse pour voir si notre nouveau mode de voyage tenait ses promesses.

Première escapade en Roule Merry : direction le Trièves et le Vercors isérois

Avec le 8 mai férié, on avait devant nous un vrai luxe : trois jours pour prendre la route. L’occasion parfaite pour inaugurer officiellement le tout premier roadtrip avec le Roule Merry, notre van.

L’idée du week-end était finalement assez simple : prendre cette route du nord du 05 que j’ai empruntée pendant plus de douze ans pour aller à Lyon… mais cette fois, arrêter de simplement la traverser. Faire des pauses. Explorer un peu plus les coins. Découvrir enfin ce Trièves que je regardais souvent défiler sans jamais vraiment prendre le temps de m’y arrêter.

Avant même que le roadtrip ne démarre réellement, on fait une première halte au plan d’eau de Veynes. On avait appris qu’il existait, mais on n’y était encore jamais allés. Donc, par curiosité, petit détour obligatoire.

Il fait franchement frisquet. Pas exactement la météo qui donne envie de sortir le maillot de bain. Mais le lieu est plutôt sympa : un plan d’eau calme, nature, avec une quantité assez impressionnante de grenouilles qui assurent l’ambiance sonore. Peu de grande plage baignade à proprement parler, mais plutôt un endroit convivial, familial, avec des tables de pique-nique et une ambiance tranquille qu’on imagine très agréable aux beaux jours.

Puis cette fois, le roadtrip commence vraiment.

Direction La Faurie, tout au nord des Hautes-Alpes, pour aller découvrir les Marmites du Diable.

Sur place, un panneau annonce un très rassurant “aller-retour : 40 minutes”. Parfait. On ne se stresse pas trop. On met quand même les chaussures de rando et la tenue adaptée… mais sans sac, sans eau, en mode “petite balade rapide”.

Erreur.

La mention des 40 minutes était manuscrite. Et nous, on s’est finalement retrouvés embarqués sur une boucle de plus de deux heures.

Il avait plu la veille, les roches étaient encore bien glissantes par endroits, et plutôt que de refaire demi-tour, on finit par suivre la boucle complète qui repasse par le village de La Faurie.

Et honnêtement ? Aucun regret.

Les Marmites du Diable, ce sont des formations rocheuses sculptées et polies par l’eau, avec une eau incroyablement claire qui donne vraiment tout son charme au lieu. La boucle est variée, agréable, franchement très sympa à faire… mais mérite quand même un tout petit peu plus de préparation qu’une simple “balade de 40 minutes”. Typiquement le genre de sortie où tu te félicites d’avoir au moins pensé aux chaussures de rando.

Après ça, pause pique-nique bien méritée au bord du Buëch, à La Faurie, avant d’aller chercher une petite géocache du côté des ruines de la Tour des Sarrasins, vers La Rochette.

On poursuit ensuite la journée en remontant vers Lavars, en Isère, où on avait repéré un spot bivouac.

Et là, on a littéralement passé la journée à jouer à cache-cache avec la météo.

On suivait l’image radar pluie quasiment en direct pour essayer de contourner les averses et viser les rares fenêtres météo encore épargnées. Et contre toute attente… ça a fonctionné.

Quand on arrive sur notre spot, il pleut quasiment partout autour de nous. On voit les rideaux de pluie au loin, on entend le tonnerre, le ciel est chargé dans toutes les directions…

Sauf exactement là où on est.
Soleil.
Trouée météo improbable.
Autant dire qu’on était refaits.

On s’est installés relativement tôt et, rétrospectivement, heureusement, parce qu’on a pu récupérer la meilleure place avant que d’autres vans n’arrivent un peu plus tard se poser pas très loin. Le spot, trouvé assez simplement sur Park4Night, était grand, calme et surtout avec une très jolie vue sur le Trièves.

Parce qu’à chaque fois que je passais sur cette route en voiture, je regardais justement ce secteur en me disant que ça devait être super joli d’aller explorer un peu plus ce coin-là. Déjà à l’époque de la tente de toit, je m’étais souvent dit que le jour où on ferait un roadtrip dans le secteur, il faudrait réussir à s’engouffrer par ici et trouver un spot dans cette zone.

Finalement…

C’est exactement ce qu’on a fait.

Et pour cette première nuit dans le Merry ?

Franchement, on a super bien dormi.

Vraiment sereinement, sur nos deux oreilles. Pas de montage de tente, pas de questionnement sur l’installation, pas de vent qui secoue la toile au milieu de la nuit. Juste une première nuit hyper confortable, dans de super conditions, avec une belle vue et une météo qui, pour une fois, avait décidé de nous laisser tranquilles.

Entre passerelle himalayenne et lacs artificiels

Pour cette deuxième journée, on commence tranquillement du côté du pont de l’Ebron.

On n’y reste pas très longtemps, juste le temps d’admirer le point de vue et d’en apprendre un peu plus sur l’histoire du lieu. Le pont daterait au minimum du XIVᵉ siècle, ce qui ajoute forcément un petit supplément d’intérêt quand on imagine le nombre de voyageurs, de troupeaux et d’histoires qui ont dû passer par là depuis des siècles.

Ensuite, direction la randonnée de la passerelle himalayenne de l’Ebron.

À la base, on avait prévu de faire deux passerelles himalayennes dans la journée. Sauf que mon genou avait décidé de lancer sa propre contre-programmation. J’avais déjà des douleurs la veille, au point d’écourter la journée et de nous faire arriver très tôt sur le spot bivouac. Et malheureusement, le deuxième jour, la douleur est revenue assez rapidement.

On a quand même pu faire la randonnée jusqu’à la passerelle de l’Ebron… Petit conseil si vous voulez faire cette rando : évitez absolument les jours suivant la pluie ou la neige. Le parcours était archi boueux, parfois franchement désagréable. En même temps, la randonnée est très ombragée quasiment tout du long, donc avec les pluies des jours précédents, rien n’avait réellement eu le temps de sécher.

Malgré ça, la balade reste franchement superbe. Comptez environ 1h10 aller-retour pour 147 mètres de dénivelé positif. Les points de vue sont vraiment très beaux et la passerelle vaut largement le détour. Je dirais même que c’est une randonnée assez incontournable dans le secteur.

Et si votre météo – ou vos genoux – sont plus coopératifs que les miens, poursuivre la boucle du côté de la passerelle du Drac doit clairement valoir le coup.

Après la rando, place à une étape qu’on attendait presque autant que le reste du roadtrip : le restaurant Aux 2 Daims.

Et oui, après plus de 12 ans à passer devant sans jamais réussir à y manger. Il faut dire qu’il y avait une explication toute simple : moi, je faisais cette route systématiquement le soir ou en fin d’après-midi… alors que le restaurant n’ouvre que le midi. Finalement, ce roadtrip s’est même un peu organisé autour de cette envie de tester enfin l’adresse.

Verdict ? On s’est régalés. Cuisine maison, terrasse avec une très jolie vue, ambiance simple et agréable… franchement, on recommande à 100 %.

L’après-midi, on alterne ensuite entre recherche de spots pour dormir et géocaching.

On se retrouve notamment du côté de Notre-Dame-de-Commiers, à se balader près de l’ouvrage EDF pour une petite géocache. Il y avait plusieurs coins vraiment sympas pour passer la nuit…

Déjà tous pris. Alors qu’il était à peine 15h. Nous qui avons déjà tendance à arriver tôt sur les spots, là on s’est clairement fait devancer. Du coup, changement de stratégie.

Comme l’objectif du lendemain était de rejoindre Grenoble pour la Van Life Expo, on décide de commencer à gagner un peu de route et de remonter progressivement vers la ville. On termine finalement du côté de Jarrie.

Là, on ne va pas se mentir : on n’est clairement pas sur le spot bivouac de rêve. (quoi qu’on avait une vue très sympa malgré tout)

On commence quand même par aller faire un tour vers le château, actuellement en rénovation. Le lieu était signalé comme spot sur Park4Night, mais il n’est aujourd’hui plus possible d’y dormir et, avec les travaux en cours, ce n’est pas forcément l’endroit le plus esthétique du secteur. Cela dit, ça devrait devenir très chouette une fois la rénovation terminée.

On poursuit avec un petit tour du côté de l’étang avant de simplement envisager la nuit… sur un parking. Oui, un vrai parking.

Celui de l’étang apparaissait lui aussi sur Park4Night, mais plusieurs avis négatifs ne nous inspiraient pas spécialement confiance pour une nuit tranquille. On a donc préféré jouer la carte de la discrétion et se décaler juste à côté, sur un autre parking plus discret.

Douche.
Repas.
Dodo.
Simple. Efficace.

Et c’est précisément à ce moment-là qu’on s’est dit que le Merry changeait complètement notre façon de voyager.

Parce qu’avec la tente de toit, honnêtement, on aurait probablement dû refaire pas mal de kilomètres supplémentaires pour trouver un coin nature suffisamment adapté pour passer la nuit.

Là ? On s’est simplement posés discrètement sur un parking. Le Merry garde encore sa séparation cabine / arrière, donc visuellement, on est vraiment sur un utilitaire classique. Personne ne soupçonne qu’on dort dedans.

Résultat : on peut dormir très discrètement, même dans des secteurs plus urbains, sans avoir à chercher absolument le spot parfait perdu au milieu de nulle part.

Van Life Expo Grenoble : pluie battante dehors, ambiance vanlife dedans

Pour ce troisième et dernier jour, direction Grenoble. Enfin… presque. Parce qu’avant ça, on a eu droit à un réveil particulièrement efficace : la pluie qui mitraille sur le van. Impossible de faire semblant de ne pas l’entendre.

Finalement, ça nous a plutôt bien arrangés puisqu’on s’est retrouvés debout plus tôt que prévu. Petit-déjeuner dans le Merry, préparation rapide, puis direction l’Alpexpo de Grenoble pour la Van Life Expo.

Résultat : on arrive avant même l’ouverture, quasiment en tête de file d’attente. On avait déjà pris nos billets en ligne, donc autant dire que l’organisation roulait toute seule.

À la base, on devait faire la Van Life Expo le samedi. Mais en voyant la météo annoncée, on avait finalement changé le programme. Et clairement, on a très bien fait. Parce qu’au final, pendant que la pluie faisait sa vie dehors, nous, on était tranquillement installés au sec dans les halls entièrement couverts de l’Alpexpo.

La veille, on avait profité d’une météo parfaite pour randonner. Ce dernier jour, on échangeait donc les chaussures boueuses contre une immersion 100 % vanlife bien à l’abri.

On a assisté à une conférence super intéressante, fait plusieurs fois le tour des stands, découvert quelques applications, chaînes de camping et solutions qu’on va probablement utiliser par la suite… y compris pour certains séjours avec la tente de toit dès cet été.

Ça nous a aussi permis de repérer un peu de matériel, de voir différents aménagements, de glaner des idées et surtout de profiter simplement de l’ambiance très particulière des salons vanlife où tu passes ton temps à alterner entre “oh ça c’est malin” et “tiens, ça, ça finirait bien dans le Merry”.

On avait prévu de manger sur place. Sauf qu’entre nous et la restauration du salon, il y avait un obstacle inattendu : la musique beaucoup trop forte. Et honnêtement… ça nous a fait fuir assez rapidement.

On a donc préféré reprendre tranquillement la route du retour. Mais hors de question de rentrer par l’A51. À la place, on choisit la Route Napoléon, toujours beaucoup plus agréable pour terminer un week-end comme celui-là.

Et c’est finalement comme ça que s’est clôturé ce premier vrai roadtrip en Roule Merry : entre randonnées, météo capricieuse, bivouacs improvisés, découverte du Trièves, expo vanlife… et la confirmation qu’on avait définitivement validé notre nouvelle façon de voyager.

Budget du week-end : ce qui pique le plus, c’est clairement le diesel

Côté budget, au final, le plus gros poste de dépense reste clairement le carburant.

Au moment du roadtrip, le diesel dépasse les 2 € le litre, ce qui ne fait jamais plaisir au moment du plein. Et même en essayant d’adopter la conduite la plus économique possible, difficile de faire des miracles quand on enchaîne les routes de montagne. Résultat : on termine le week-end sur une moyenne d’environ 7,3L/100 km avec le Merry.

Pour la nourriture, le budget reste finalement assez contenu. On ne compte pas les repas embarqués puisqu’ils correspondent globalement à ce qu’on aurait mangé à la maison. Niveau menu vanlife, on était sur quelque chose de très sophistiqué : nouilles instantanées, une ou deux tranches de jambon de poulet, et bien sûr le petit rituel apéro avec vin, comté et saucisson.

Le seul vrai extra côté repas, c’était le restaurant des 2 Daims, qu’on voulait tester depuis des années.

Enfin, côté activités, difficile de faire plus simple : le seul coût du week-end, ce sont les billets de la Van Life Expo de Grenoble. Entre randonnées, géocaches, points de vue et bivouacs, le reste du programme était essentiellement gratuit.

En conclusion

Verdict après ce premier week-end : 100 % satisfaits du Merry.

Ce roadtrip nous a clairement confortés dans notre choix de passer de la tente de toit au van aménagé. Entre la discrétion, le confort, la simplicité d’installation et la flexibilité, on a tout de suite senti la différence.

Ce séjour nous a aussi permis de tester l’aménagement en conditions réelles. Quelques améliorations restent à prévoir, mais globalement, il a largement fait le job.

Bref, on n’a déjà qu’une envie : repartir. Et ça tombe bien, puisque le prochain roadtrip est déjà prévu : quatre jours dans le Vaucluse.

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