Le Roule Merry* : quel van on a acheté ?

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Acheter un van aménagé, c’était une envie… mais avec des contraintes.

Entre les travaux de la maison et le budget, impossible de partir sur un modèle tout équipé hors de prix. L’objectif était clair : trouver un van d’occasion, simple, accessible, et évolutif.

Dans cet article, je te partage tout : le modèle qu’on a acheté, son état réel, les problèmes qu’on a découverts, les réparations, et surtout ce qu’on prévoit d’en faire.

Parce qu’un van à moins de 10 000 €, ce n’est jamais parfait. Mais bien choisi, ça peut devenir une vraie base pour voyager autrement.

*Le Roule Merry : c’est le nom qu’on a donné à notre petit van ❣️

Quel van on a acheté ?

À la base, acheter un van, c’était clairement dans un coin de ma tête… mais pas au point d’y passer tous nos week-ends en visites.

Simon, lui, voyait les choses encore plus simplement : hors de question de traverser la France pour aller voir un véhicule. Donc la règle était claire dès le départ : ce serait proche de la maison, ou rien.

Côté budget, même logique. On ne voulait pas exploser les comptes. L’objectif était de rester dans une enveloppe raisonnable, autour de 12 000 à 15 000 €.

Du coup, on n’était même pas vraiment en recherche active. Plutôt en mode veille passive, à regarder de temps en temps, sans pression. Et comme souvent… c’est là que ça arrive : un jour, complètement par hasard, en scrollant sur Facebook, je tombe sur une annonce. Un van à Embrun, donc littéralement à côté. Niveau gabarit, ça correspond. Niveau kilométrage aussi. Et surtout : le prix est cohérent avec ce qu’on s’était fixé.

On se regarde, on se dit “bon… on va au moins aller le voir”.

Spoiler : on n’est pas repartis les mains vides.

Le modèle qu’on a acheté : Ford Transit Custom 2017

Un choix qui, sur le papier, coche toutes les cases :

  • van utilitaire compact mais exploitable pour dormir à deux,
  • look discret parfait pour passer inaperçu,
  • modèle répandu donc facile à entretenir,
  • excellente base pour un aménagement van simple et évolutif sans exploser le budget

On n’était pas partis avec une idée ultra précise du modèle. Pas de fantasme de van aménagé à 50 000 €. Juste un truc simple, fiable, et fonctionnel.

Et au final, c’est exactement ce qu’on a trouvé.

Dans quel état est le van à l’achat ?

On est sur un van d’occasion de 2017, donc un véhicule qui a déjà bien roulé avec 200 000 km au compteur.

Clairement, ce n’est pas un van “comme neuf”. Mais ce n’était pas du tout l’objectif.

Ce qui nous intéressait surtout, c’était l’état mécanique. Et de ce côté-là, il y avait plutôt de bons signaux :

  • courroie de distribution déjà remplacée,
  • embrayage changé,
  • entretien globalement suivi

Ce sont des postes de dépenses lourds, donc le fait qu’ils aient déjà été faits, ça sécurise énormément l’achat.

Autre point clé : le prix.

On a réussi à l’acheter pour moins de 10 000 €, ce qui est clairement en dessous du budget qu’on s’était fixé.

Résultat : on garde une vraie marge pour l’aménagement du van et les éventuels imprévus. Et ça, c’est loin d’être un détail quand on part sur un projet comme celui-là.

À ce stade, on se dit qu’on a fait une bonne affaire.

Mais ça, c’était avant de creuser un peu plus…

Problèmes de carrosserie et infiltration d’eau

Une fois le van récupéré, on commence à regarder plus en détail. Et là, on découvre un point qu’on n’avait pas du tout identifié lors de la visite : un problème au niveau du toit du van.

En réalité, il y avait deux sources d’infiltration d’eau :

  • une réparation de fortune sur la carrosserie,
  • des barres de toit non étanches

La réparation visible de l’extérieur était faite avec du silicone mal appliqué, qui ne remplissait clairement pas son rôle. Suffisant pour passer inaperçu rapidement… mais pas pour protéger correctement.

Forcément, à partir du moment où on voit ça, un doute s’installe : qu’est-ce qu’il se passe en dessous ?

On décide donc de démonter le plafond du van, qui faisait partie d’un aménagement amovible déjà installé.

Et là, pas de surprise : on découvre de la rouille sur la carrosserie intérieure, preuve que l’infiltration d’eau est bien réelle et présente depuis un moment.

Réparation complète de la carrosserie

Plutôt que de faire un simple cache-misère, Simon a décidé de reprendre ça proprement, de A à Z.

Première étape : supprimer complètement l’existant.

  • retrait total du silicone défectueux,
  • démontage des éléments qui traversaient la tôle (notamment certaines vis),
  • mise à nu de la zone abîmée

Une fois la zone propre, on découvre plusieurs petits trous dans la tôle, probablement liés à l’ancienne installation et à la corrosion.

Ensuite, traitement en profondeur :

  • ponçage de la rouille pour repartir sur une base saine,
  • application d’un traitement anti-rouille,
  • rebouchage des zones avec un joint silicone pour assurer une première étanchéité

Puis vient la phase de finition :

  • application d’un enduit spécial carrosserie pour lisser et solidifier la réparation,
  • ponçage pour une surface propre,
  • trois couches de peinture pour retrouver un rendu homogène avec le reste du van

Résultat : une réparation propre, étanche, et surtout durable.

Et tant qu’à faire, Simon en a profité pour faire un tour complet du véhicule :

  • traitement des points de rouille secondaires,
  • correction des petites rayures de carrosserie

Au final, même si cette partie n’était pas prévue au départ, elle nous a permis de repartir sur une base saine.

Et dans un projet de van aménagé, c’est clairement indispensable.

Aménagement intérieur du van : simple mais fonctionnel

À l’intérieur, on est sur un aménagement de van basique, clairement pensé pour être fonctionnel avant d’être esthétique.

On retrouve trois éléments principaux :

  • un lit peigne,
  • un meuble latéral de rangement,
  • un meuble avec tiroirs à l’avant du van

L’ensemble est simple, mais utilisable immédiatement. Pas besoin de tout reconstruire pour partir en roadtrip.

Autre bon point : toute la partie électricité du van est déjà en place, ce qui représente un vrai gain de temps et d’argent. On peut donc être autonome sans avoir à refaire toute l’installation.Sur le papier, ça fait le job.

Mais dans la réalité, il y a quand même plusieurs limites.

Déjà, visuellement, on sent que c’est un aménagement qui a été fait rapidement. Les finitions sont sommaires :

  • certaines zones ne sont pas habillées
  • les planches de bois sont brutes,
  • l’isolant en laine de bois est visible par endroits,

Même si la laine de bois est un matériau naturel et qu’il n’y a pas de risque particulier identifié ici, ce n’est clairement pas agréable au quotidien. Ni au toucher, ni visuellement.

Autre point : la carrosserie intérieure du van est encore visible à plusieurs endroits. Et comme le véhicule a servi d’utilitaire, on retrouve :

  • des marques,
  • des chocs,
  • des zones abîmées

Ce n’est pas dramatique, mais ça renforce le côté “brut” de l’ensemble.

Enfin, il y a aussi un sujet sur la propreté.

Certaines zones sont simplement inaccessibles au nettoyage sans démonter complètement l’aménagement. Résultat : on voit qu’il y a de la saleté incrustée, notamment dans les coins et derrière les meubles.

Conclusion : l’aménagement actuel est pratique, mais clairement pas satisfaisant sur le long terme.

Il nous permet de partir tout de suite, mais on sait déjà qu’on va le reprendre pour avoir quelque chose de plus propre, plus confortable et surtout plus cohérent avec l’usage qu’on veut en faire.

Ce qu’on prévoit de faire sur le van

La première étape est simple : direction le garage.

Le contrôle technique du van mentionne quelques réparations mineures. Rien d’alarmant, mais on préfère ne pas laisser traîner. L’idée est de repartir sur une base mécanique propre avant de commencer quoi que ce soit.

Ensuite, on ne va pas se précipiter dans les travaux.

On prévoit de partir en road trip avec le van tel quel, avec l’aménagement actuel, pour tester en conditions réelles. C’est une étape clé, parce que sur le papier, tout paraît toujours logique… mais à l’usage, c’est souvent une autre histoire.

L’objectif est clair : valider ou non nos idées d’aménagement en fonction de ce qu’on vit réellement sur le terrain.

Quelles modifications on prévoit de faire ?

Une fois cette phase de test passée, on a déjà une bonne vision des évolutions possibles.

Première étape incontournable : tout démonter.

On veut repartir sur quelque chose de propre, donc :

  • dépose complète de l’aménagement,
  • nettoyage en profondeur,
  • traitement des zones de rouille visibles sous la laine de bois

Ces zones sont très probablement liées aux anciennes infiltrations d’eau du van, notamment au niveau des barres de toit, et non à de la condensation. L’objectif est donc de pérenniser la carrosserie avant toute chose.

Ensuite, se pose la question de l’isolation.

On envisage de passer sur une isolation en Armaflex, plus homogène et plus propre visuellement. Mais ça reste à confirmer après usage, notamment en fonction de notre besoin réel en confort thermique.

Revêtements intérieurs : objectif propre et chaleureux

Aujourd’hui, l’intérieur est brut. L’idée est de rendre l’ensemble plus agréable, sans partir sur un aménagement complexe.

Pour le sol, deux options sont envisagées : des dalles PVC ou une base en bois sur mesure avec un revêtement lino. Dans tous les cas, on partira sur un sol vinyle, plus simple d’entretien et adapté à un usage van.

Pour les murs, l’idée est assez claire : poser de la feutrine murale. C’est une solution esthétique, rapide à poser, peu coûteuse, avec un rendu plus chaleureux. Elle pourra être posée directement sur l’Armaflex ou sur l’isolation actuelle.

Le seul inconvénient, c’est la fragilité. Si on utilise le van en mode utilitaire, il faudra prévoir de protéger avec des cartons pour éviter d’abîmer les surfaces.

Pour le plafond, c’est encore en réflexion.

Une piste : utiliser du lambris bois, notamment des restes de rénovation disponibles. L’idée serait de mixer :

  • gris (feutrine)
  • bois (plafond)
  • blanc (éléments existants)

Objectif : recréer une ambiance proche de la maison, avec un rendu cohérent et chaleureux.

Aménagement et couchage : gros point d’évolution

Côté mobilier, tout ne sera pas à refaire.

Le meuble à tiroirs existant pourrait être conservé, avec un ponçage, une remise en peinture, éventuellement une planche à remplacer.

En revanche, le vrai sujet, c’est le couchage.

Aujourd’hui, on est sur un lit peigne en 130 cm. Et clairement, c’est trop petit. Déjà, 140 cm pour nous, c’est limite. C’est même le point qui pourrait faire regretter la tente de toit si on ne l’améliore pas.

Deux options sont envisagées :

  • améliorer le lit peigne existant pour le rendre plus fluide (actuellement il bloque un peu à l’ouverture),
  • ou passer sur un système type BZ adapté au van, pour gagner en largeur et en confort

L’idée serait aussi d’optimiser l’espace en dessous, notamment avec un tiroir accessible depuis l’arrière.

Réorganisation de la cuisine

Actuellement, la cuisine est positionnée à l’avant, dans un tiroir.

Ce n’est pas idéal dans l’utilisation que je projette avec pose d’une moustiquaire.

L’objectif est de la déplacer à l’arrière du van, avec :

  • un meuble accessible par les portes arrière,
  • une tablette extérieure pour poser le réchaud

Ça permettrait de cuisiner dehors, plus confortablement, sans empiéter sur l’espace intérieur.

Utilisation du van : vers un usage 4 saisons ?

Aujourd’hui, notre usage est calé sur celui de la tente de toit : principalement de avril à septembre / octobre.

Mais l’objectif avec le van, c’est d’aller plus loin. On aimerait pouvoir l’utiliser en van 4 saisons, notamment pour :

  • des road trips hivernaux,
  • des marchés de Noël dans le nord-est,
  • des événements comme le festival du jeu à Cannes en février.

Pour ça, l’isolation seule ne suffira probablement pas. Il faudra envisager un chauffage pour van, afin de pouvoir dormir confortablement même quand les températures chutent.

L’idée, c’est clairement de sortir du modèle Airbnb dès que possible et de gagner en liberté toute l’année.

Conclusion

Au global, le van est dans un état cohérent avec son prix.

On savait qu’on achetait un van d’occasion avec des travaux, et ça se confirme. Mais rien d’incohérent ni d’inquiétant.

Les défauts identifiés font partie du projet, et ils sont largement compensés par le prix d’achat, qui nous laisse une marge pour faire évoluer l’aménagement.

La priorité maintenant, c’est de tester le van en conditions réelles, pour éviter de faire des choix à côté de la plaque.

Ensuite seulement, on passera à une phase de nettoyage complet et de rénovation intérieure, avec une vision beaucoup plus claire de ce dont on a réellement besoin.

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