Le Roule Merry, notre van L1H1

Pourquoi on a acheté un van alors qu’on avait déjà une tente de toit ?

Temps de lecture estimé : 14 minutes

Acheter un van alors qu’on avait déjà une tente de toit, ça peut sembler un peu contradictoire.

Surtout quand on répète depuis des mois que la tente de toit, c’est pratique, confortable, rapide à installer et parfaitement adaptée à notre façon de voyager.

Et pourtant, nous voilà avec un Ford Transit Custom dans la cour.

Alors non, on n’a pas soudainement décidé de renier la tente de toit. On n’a pas non plus prévu de devenir vanlifers à plein temps, avec réveil face à l’océan tous les matins et café parfaitement cadré pour Instagram. La réalité est plus simple : notre façon de voyager a évolué, et certains roadtrips dont je rêve depuis longtemps demandaient un outil un peu différent.

On garde l’esprit roadtrip. On change juste l’outil pour gagner en facilité.

Un super van aménagé, j’en rêvais depuis le départ

Depuis le début, dans un coin de ma tête, il y avait l’idée du van.

Et soyons honnêtes : au départ, je ne rêvais pas exactement d’un petit utilitaire discret avec un lit peigne et deux meubles amovibles.

Moi, j’avais plutôt en tête le vrai super van aménagé. Le genre de véhicule dans lequel on peut tenir debout, avec une douche, des toilettes, une cuisine fixe, des rangements partout, une installation propre, et cette petite impression de mini-maison roulante qui donne envie de partir trois semaines dès qu’on a fini de regarder les annonces.

Sauf que Simon, lui, n’en voyait pas vraiment l’intérêt.

Pas parce qu’il n’aime pas voyager. Pas parce qu’il était contre l’idée de partir en roadtrip. Mais parce qu’à ses yeux, mettre un gros budget dans un van aménagé n’avait pas beaucoup de sens à ce moment-là.

Et objectivement, il n’avait pas complètement tort.

On finissait encore la rénovation de la maison. Maison qui, petit détail très glamour, est encore sous crédit pour les vingt prochaines années. Donc forcément, l’idée de remettre un gros budget dans un véhicule de loisirs, même très joli, même très pratique, même très “promis cette fois on part souvent”, ce n’était pas exactement l’option la plus raisonnable sur le papier.

La tente de toit est donc arrivée comme un compromis.

Une solution plus accessible, plus simple, moins engageante. Une façon de tester notre envie de roadtrip sans partir directement sur un gros achat. Et surtout, une manière de vérifier si ce mode de voyage nous correspondait vraiment avant d’investir dans un véhicule dédié.

Avec le recul, c’était probablement la meilleure chose à faire. Parce que sans cette étape, je crois que j’aurais voulu acheter le mauvais van.

La tente de toit : une super première étape

Je préfère le dire clairement dès le départ : la tente de toit n’a pas été une erreur.

Au contraire, c’est même une excellente porte d’entrée dans le roadtrip. Elle nous a permis de partir plus facilement, de tester notre organisation, de comprendre ce qu’on aimait vraiment dans ce type de voyage, et surtout de voir ce qui était indispensable pour nous.

Et ça, c’est important.

Parce qu’avant de voyager avec une tente de toit, je pensais qu’un van idéal devait forcément être grand. Dans ma tête, quitte à acheter un véhicule aménagé, autantavoir un petit appartement roulant.

Sauf qu’en pratique, notre façon de voyager ne ressemble pas vraiment à ça.

Avec la tente de toit, on a déjà tout notre matériel de camping. On a de quoi cuisiner dehors. On a une tente de douche. On a des rangements organisés. On a nos petites habitudes. Et surtout, on aime vivre dehors.

Même avec un van, on ne va pas passer nos journées enfermés dedans. Ce n’est pas le projet. Le van ne vient pas remplacer notre manière de voyager. Il vient corriger un point précis qui devenait frustrant sur certaines destinations.

En réalité, la tente de toit nous a appris quelque chose d’assez précieux : on n’avait pas besoin d’un gros van aménagé. On avait surtout besoin d’un couchage discret.

Et ça change tout.

Ce que la tente de toit nous a appris sur nos vrais besoins

La tente de toit nous a permis de rationaliser nos envies.

Dit comme ça, c’est moins glamour que “vivre libre sur les routes”, mais c’est beaucoup plus utile quand on parle d’achat de véhicule.

Avant de partir avec la tente de toit, j’aurais probablement continué à regarder des vans beaucoup plus gros. Des formats où l’on peut se tenir debout. Des véhicules avec un vrai coin cuisine, peut-être une douche, des toilettes, une installation électrique plus poussée, et tout ce qui fait rêver quand on regarde des aménagements sur Instagram.

Le fameux van parfait, en somme. 😌

Celui qui coûte cher, qui prend de la place, qui ne passe pas partout, mais qui donne l’impression d’un luxe nomade qui sera parfaitement instagrammable pour les 3 story annuelles.

Sauf que voyager avec la tente de toit nous a remis les pieds sur terre.

On s’est rendu compte que ce dont on avait vraiment besoin, ce n’était pas de vivre dans le véhicule. C’était de pouvoir dormir plus facilement, plus discrètement, et dans des endroits où la tente de toit devenait trop visible.

Le reste, on l’a déjà.

Notre matériel de camping va continuer à servir. Notre façon de cuisiner dehors va continuer. Notre envie de passer du temps à l’extérieur aussi. Et finalement, c’est plutôt rassurant : on n’a pas acheté un van pour tout changer, mais pour simplifier un usage qu’on connaissait déjà.

C’est ça qui nous a orientés vers un petit utilitaire plutôt qu’un gros fourgon. Parce qu’un grand van, aussi confortable soit-il, aurait peut-être créé exactement le problème qu’on voulait éviter : attirer l’attention, ne pas passer sous certaines barrières, être tout de suite identifié comme un véhicule aménagé.

Et nous, ce qu’on voulait, c’était l’inverse.

Un véhicule discret. Compact. Passe-partout. Capable de rentrer sur un parking classique. Pas un panneau lumineux “coucou, on dort ici ce soir”.

La vraie limite de la tente de toit : la discrétion

Quand on parle des limites de la tente de toit, on entend souvent les mêmes choses : il faut sortir pour cuisiner, on dort dehors, il faut gérer la météo, il faut monter et démonter le campement.

Pour nous, ce n’était pas vraiment le problème.

Le fait de vivre dehors, ça nous va très bien. On ne part pas en roadtrip pour rester enfermés. On a déjà notre organisation, notre matériel, nos habitudes. Même le montage de la tente n’était pas une contrainte grâce à notre tente de toit Naïtup : elle se déplie en moins de 30 secondes, et le couchage est franchement confortable.

D’ailleurs, c’est probablement ce qui va le plus me manquer.

Un matelas en 140, prêt en quelques secondes, dans une tente déjà installée sur le toit, c’est quand même royal. On ne va pas faire semblant. Sur ce point-là, le van va devoir faire ses preuves.

La vraie limite, pour nous, c’était la discrétion. (au cas où vous n’aviez toujours pas compris 🤣)

Une tente de toit ouverte, ça se voit. Forcément. Même si on trouve un coin tranquille, même si on arrive tard, même si on repart tôt, visuellement, on ne peut pas vraiment prétendre qu’il ne se passe rien.

Et quand on n’a pas un 4×4, cette limite devient encore plus marquée.

Avec un véhicule capable de faire du off-road, on pourrait aller chercher des spots plus reculés, plus isolés, plus naturellement discrets. Mais avec notre Clio, on ne va pas suivre des chemins caillouteux au hasard en croisant les doigts. On aime l’aventure, mais pas au point de transformer chaque départ en devis de garagiste.

Dans les Hautes-Alpes, dans le Vercors, en Bourgogne, ou dans des coins plus campagne et montagne, la tente de toit fonctionne très bien. On trouve plus facilement des endroits adaptés. Les paysages s’y prêtent. Les possibilités sont plus nombreuses.

Mais dans certains secteurs plus tendus, plus touristiques, plus littoraux, c’est une autre histoire.

Le roadtrip dans le Var qui a convaincu Simon

Le vrai déclic est arrivé pendant notre roadtrip dans le Var.

Ce voyage, je l’ai déjà raconté dans l’article dédié au roadtrip en tente de toit dans le Var Ouest.

Et c’est typiquement le genre de destination qui nous a mis face aux limites de notre format voiture + tente de toit.

Pas parce que la tente était inconfortable. Pas parce qu’on était mal équipés. Pas parce qu’on ne savait pas s’organiser.

Mais parce que dans ce type de département, tout est beaucoup plus verrouillé. Les accès sont plus compliqués, les parkings plus visibles voire surveillés, les petits chemins souvent bloqués, les zones vraiment discrètes plus difficiles à trouver. On n’est pas dans un coin de montagne où l’on peut facilement s’éloigner un peu et trouver un endroit cohérent.

Et au bout d’un moment, les contraintes s’accumulent.

C’est là que Simon a vraiment compris ce que je voulais dire depuis le départ. Il ne s’agissait pas de céder à mon envie initiale d’avoir un gros van aménagé. Il s’agissait de trouver une solution beaucoup plus simple : éviter de mettre de côté certains roadtrips simplement parce que le mode de couchage devenait trop visible.

Ce que le van va changer concrètement

Le van ne va pas tout révolutionner.

Je préfère le préciser, parce qu’on associe vite l’achat d’un van à une bascule complète dans la vanlife. Ce n’est pas notre cas.

On ne prévoit pas de vivre dedans à l’année : on a notre maison qu’on a rénové et qu’on adore ❣️On ne prévoit pas de tout quitter. On ne prévoit pas de transformer chaque déplacement en série documentaire sur la liberté moderne.

Le van, pour nous, c’est un outil de vacances et de roadtrips.

Son principal intérêt, c’est de nous permettre de dormir plus discrètement. Pouvoir se poser plus facilement quand les spots sont compliqués. Pouvoir envisager des destinations où la météo est plus incertaine. Avoir une option plus simple si on arrive tard, si tout est fermé, si on ne trouve pas l’endroit parfait.

Il pourra aussi nous permettre de cuisiner à l’intérieur en cas de vraie mauvaise météo. Mais ce n’est pas l’objectif principal. Vu la taille du van qu’on a choisi, on va continuer à vivre dehors autant que possible.

Et c’est très bien comme ça.

Ce qu’on voulait surtout, c’était un véhicule qui puisse ressembler à un utilitaire professionnel. Quelque chose de sobre, discret, pas trop marqué “loisirs”, pas trop identifiable comme véhicule aménagé. L’idée, c’est simplement de ne pas attirer l’attention inutilement quand on a besoin de dormir dans un endroit très banal.

Parce que parfois, la liberté en roadtrip, ce n’est pas le spot de rêve au bord d’un lac. C’est juste de pouvoir se garer quelque part, dormir correctement, et repartir le lendemain sans avoir passé la nuit à se demander si quelqu’un va venir taper dans la toile.

Pourquoi on a choisi un petit utilitaire plutôt qu’un gros van aménagé

On a finalement acheté un Ford Transit Custom de 2017.

Il contient déjà un aménagement amovible avec un lit peigne, deux meubles de rangement et une batterie auxiliaire déjà installée. Je rentrerai plus en détail dans l’aménagement, l’isolation, l’état du van et ce qu’on compte modifier dans un article dédié, parce que sinon celui-ci risque de devenir beaucoup trop long.

Ce qui compte ici, c’est le choix du format.

On est passés de “j’aimerais un super van aménagé” à “en fait, le plus intelligent pour nous, c’est un petit utilitaire discret”.

Et franchement, ce n’était pas forcément le chemin le plus évident au départ. Mais c’est celui qui répond le mieux à notre vraie contrainte.

Pouvoir passer partout, ou presque. Rentrer sur des parkings classiques. Ne pas attirer l’attention. Garder un véhicule relativement compact. Et surtout, dormir dedans sans avoir besoin d’ouvrir quoi que ce soit à l’extérieur.

C’est ça, le vrai changement.

Pas vivre plus grand. Voyager plus simple.

Et la tente de toit dans tout ça ?

Pour l’instant, la tente de toit va être retirée de la Clio. 🥺

Est-ce qu’on va la vendre ? Probablement. Est-ce que c’est déjà décidé à 100 % ? Pas vraiment.

C’est encore le gros point d’interrogation.

naitup triup avec coucher de soleil en fond

La tente de toit nous a permis de faire nos premiers pas dans le monde du roadtrip. Ce qui est assez drôle, c’est que tout ce qu’on a acheté pour voyager avec elle va continuer à nous servir : le matériel de camping, l’organisation des repas, la tente de douche, les rangements, les accessoires. On ne repart pas de zéro.

Elle nous a appris à voyager léger, à identifier nos vrais besoins, à ne pas fantasmer un aménagement trop gros pour notre usage. Et quelque part, c’est grâce à elle qu’on a choisi un van plus simple, plus discret et probablement beaucoup plus adapté.

Tester le van avant de tout aménager

La tentation, quand on achète un van, c’est de vouloir tout refaire tout de suite.

Sortir les plans, les tasseaux, les idées Pinterest, les vidéos YouTube, les schémas électriques, les paniers Amazon, les débats existentiels sur “contreplaqué ou lambris ?”. Bref, disparaître pendant des semaines dans une spirale d’aménagement.

Mais on va essayer de faire les choses dans l’ordre.

À la base, on avait prévu quatre roadtrips entre mai et août avec la tente de toit. Finalement, on va les faire avec le van en l’état.

Et c’est probablement la meilleure façon de comprendre ce qui nous convient vraiment.

Parce qu’on peut imaginer beaucoup de choses sur plan. Mais tant qu’on n’a pas dormi dedans, rangé nos affaires, cuisiné autour, cherché un spot, plié le lit, pesté contre un meuble mal placé ou apprécié un détail qu’on n’avait même pas anticipé, on ne sait pas vraiment.

Ces premiers roadtrips vont donc servir de test grandeur nature.

On va voir ce qui fonctionne. Ce qui nous agace. Ce qu’on garde. Ce qu’on modifie. Ce qui manque vraiment. Et ce qui, finalement, n’est peut-être pas si important.

Ce qui est sûr, c’est qu’après cette phase de test, on démontera probablement l’aménagement pour repartir sur une base plus propre. Il y a de la saleté inaccessible sans tout enlever, et ça, pour moi, c’est clairement un problème. On a aussi repéré quelques points de rouille, visiblement liés à des infiltrations au niveau des anciennes barres de toit, que nous avons retirées depuis.

Avant de penser décoration, on va donc surtout penser état des lieux.

Nettoyer. Vérifier. Comprendre l’isolation existante. Voir comment le van se comporte en été, dans des destinations chaudes. Décider ensuite si on garde ce qui est en place ou si on repart sur une isolation plus complète, avec de l’Armaflex par exemple.

Mais chaque chose en son temps.

D’abord, on part. Ensuite, on démonte. Après, on aménage intelligemment.

Enfin, on va essayer. Parce qu’entre la théorie et nous avec une perceuse, il peut toujours se passer deux ou trois rebondissements.

On ne passe pas à la vanlife, on garde l’esprit roadtrip

Ce van ne marque pas un changement radical de projet.

On ne devient pas vanlifers à plein temps. On ne cherche pas à transformer notre quotidien en vie nomade permanente. On ne veut pas une maison miniature sur roues.

On veut simplement continuer à voyager comme on aime le faire, mais avec moins de frustration sur certaines destinations.

La tente de toit nous a permis de découvrir une façon de partir qui nous correspond : bouger souvent, dormir simplement, passer du temps dehors, privilégier les paysages, les villages, les randos, les petites routes, et garder une vraie souplesse dans l’itinéraire.

Le van vient prolonger ça.

Il ne vient pas remplacer l’esprit roadtrip. Il vient nous permettre d’aller plus loin dans certains projets, notamment ceux qu’on avait mis de côté parce qu’ils semblaient trop compliqués avec une tente de toit visible.

Et c’est exactement ce qui me plaît dans cette évolution : on ne change pas de philosophie, on change juste d’outil.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *