Notre roadtrip dans le Colorado Provençal a été une aventure exceptionnelle, mêlant paysages naturels, exploration historique et moments de pur plaisir à moto (ou pas…). Pour s’assurer que tout se passe sans accroc, nous avons soigneusement organisé chaque détail sur Notion. Ce roadtrip nous a emmenés à la découverte des incroyables ocres de Rustrel, des Mines de Bruoux, et du charmant village de Gordes. Voici un article complet sur notre expérience, de l’organisation minutieuse à notre programme, en passant par le budget pour ces 3 jours.
Organisation de notre roadtrip sur Notion
Avant de partir à l’aventure, une bonne organisation était essentielle. Avec de nombreux arrêts et découvertes en prévision, nous avons utilisé Notion pour planifier chaque aspect de notre voyage :
- Planifier les étapes : nous avons organisé l’itinéraire jour par jour, avec une liste des lieux à visiter et des distances à parcourir. L’utilisation de Notion nous a permis de regrouper toutes les informations essentielles, comme les heures d’ouverture des sites et les adresses d’hébergement.
- Liste des affaires : on vous la partage ici. La checklist des affaires nous permet de ne rien oublier !
Installation des intercoms
Nous avons installé de nouveaux intercoms sur nos casques pour faciliter la communication entre les motos pendant le voyage.
Jusque là, on avait des intercoms Sena. Assez déçus de ces derniers, et avant d’investir beaucoup d’argent dans des modèles plus poussés, on a voulu tester des intercoms pas chers !
Ces intercoms se sont avérés indispensables pour :
- Coordonner les arrêts en temps réel,
- Avertir des dangers, surtout lorsqu’on croise des voitures sur route étroite,
- Partager des impressions sur le paysage sans avoir à s’arrêter,
- Suivre l’itinéraire GPS via les instructions vocales, tout en restant concentrés sur la route.
L’installation des intercoms s’est faite rapidement, et la qualité sonore s’est révélée en double teinte… On y reviendra dans un autre article… 😉
Les étapes de notre roadtrip dans le colorado provençal
Jour 1 – 226km – Mistral, départementales et premières ocres
On a volontairement quitté la maison vers 10h. Pas par flemme. Pas parce qu’on traînait. Mais parce que le mistral annoncé était… violent. Et quitte à se faire secouer toute la journée, autant éviter en plus la fraîcheur piquante du petit matin.
Ça soufflait vraiment de malade.
Avec nos 125, pas question de prendre l’autoroute. De toute façon, on l’évite autant que possible. On a donc longé l’A51 par les départementales. Sur le papier, c’est plus sympa. En réalité, ce jour-là, c’était surtout plus exposé au vent. Rafales latérales, moto qui tangue, bras crispés sur le guidon… On avait anticipé : couches techniques, coupe-vent, gants bien chauds. Mais malgré tout, on était frigorifiés.
Au bout d’un moment, il a fallu se rendre à l’évidence : on n’en pouvait plus.
Pause stratégique à Sisteron
On a fait un stop à Sisteron. Café chaud, abri contre un mur pour couper le vent, quelques minutes pour souffler et détendre les épaules. C’est fou comme un simple café peut devenir un vrai moment de réconfort quand on a passé 1h à lutter contre les rafales.
On ne s’est pas éternisés, mais cette pause nous a clairement sauvé la mise.
Crochet par Les Mées et les Pénitents
Une fois un peu réchauffés, on a repris la route avec un crochet par Les Mées pour voir les Pénitents. Ces formations rocheuses dressées face à la vallée ont quelque chose d’impressionnant, presque mystique. Même avec le vent qui continuait de nous secouer, on était contents d’avoir fait le détour.
Ce genre d’arrêt, c’est exactement pour ça qu’on choisit les départementales : pouvoir s’arrêter quand on veut, découvrir un paysage, prendre le temps.
Campement chez Marc et Carole via HomeCamper
On a ensuite filé directement vers Villars, notre point de chute pour les deux nuits.
Pour ce roadtrip, on est passés par HomeCamper. Le principe est simple : des particuliers mettent à disposition un bout de leur terrain, avec ou sans aménagement. Ça permet de poser la tente en toute légalité, sans faire du camping sauvage. Et clairement, dans le Luberon, on ne se voyait pas planter la tente “au hasard”. On n’était pas en bivouac montagne, on était sur un territoire plus habité, plus encadré.

On a posé la tente chez Marc et Carole, deux hôtes adorables. Comme on est à moto et qu’on ne transporte ni douche solaire ni équipement particulier, on avait pris une option supplémentaire pour accéder à une douche et des toilettes indépendantes. Franchement, c’était indispensable. Après une journée ventée et glaciale, on était bien contents de ne pas devoir improviser.
Installation rapide, échanges avec Marc (également motard), découverte du terrain… et une fois la tente montée, on a repris les motos.
Allégées des sacs et du matériel, c’était tout de suite plus agréable.
Direction le Colorado Provençal de Rustrel
L’après-midi, on est partis visiter le Colorado Provençal de Rustrel. À l’entrée, le stationnement est payant — et ils font payer par moto. Mais on a trouvé une petite astuce… dont on parle un peu plus bas dans la partie “Notre avis sur le Colorado Provençal de Rustrel”.












Retour à Villars et fin de journée à Saint-Saturnin-lès-Apt
Après notre visite du Colorado Provençal de Rustrel, on est revenus tranquillement sur Villars pour découvrir le village. Ambiance paisible, petites ruelles, maisons en pierre… Rien de spectaculaire, mais ce charme typique du Luberon qu’on aime bien. C’était surtout agréable de s’y promener sans la pression de la route, après une matinée un peu sportive côté météo.
En fin de journée, on a repris les motos direction Saint-Saturnin-lès-Apt.
L’objectif premier : un géocache.
Et clairement, ça valait le détour.
Le géocache nous a guidés jusqu’aux ruines de l’ancien château, perchées sur les hauteurs du village. La montée se fait tranquillement, et une fois en haut, la vue se dégage sur toute la vallée environnante. Lumière de fin de journée, reliefs doux du Luberon, silence presque total… C’était probablement le plus beau panorama de la journée, et ce n’était même pas prévu au programme initial.
Comme quoi, parfois, ce sont les détours improvisés qui marquent le plus.

On a ensuite terminé la journée au restaurant Le Savouin, à Saint-Saturnin-lès-Apt. Cuisine maison, ambiance conviviale, service vraiment sympathique. On sentait l’équipe simple et chaleureuse, sans chichi.
La décoration intérieure n’est pas ce qu’on retiendra — c’était assez sombre, un peu classique — mais honnêtement, à ce moment-là, on cherchait surtout à se poser et à bien manger. Et sur ce point-là, rien à redire : on s’est régalés.

Après 226 km de vent, de froid et de départementales, ce repas avait presque le goût d’une victoire.
Jour 2 – 68km – Vent, ocres et coup de cœur inattendu
On s’est levés assez tôt. Enfin… “levés”, c’est un grand mot. On a surtout survécu à la nuit.
Le mistral n’avait absolument pas dit son dernier mot. La tente a été secouée toute la nuit. Ça claquait, ça vibrait, ça sifflait. Clairement, on n’a pas dormi comme dans un hôtel 4 étoiles.
Mais il y a eu un avantage non négligeable : zéro humidité.
Le vent a tout balayé. Pas une goutte de condensation dans la tente au réveil. Et ça, en camping, c’est un luxe.
Petit-déjeuner à Roussillon, à l’abri
On a commencé la journée par le village de Roussillon. Direction un café à l’abri du vent pour un petit-déjeuner bien mérité. Café chaud, viennoiseries, épaules qui se détendent… On a pris le temps.
Ensuite, on est partis découvrir le Colorado Provençal de Roussillon — le fameux Sentier des Ocres. Je vous en parle plus en détail un peu plus bas dans la partie dédiée, mais disons que l’expérience est différente de Rustrel : plus aménagée, plus encadrée, plus “organisée”.







Après la balade, on a flâné dans le village.
Et là… coup de cœur.

Roussillon est vraiment magnifique. Les façades ocre, les ruelles en pente, les contrastes de couleurs, la lumière qui accroche les murs… Pour moi, ça a été un vrai moment fort du séjour. Il y a une cohérence dans ce village, une ambiance qui fonctionne. On sent que l’ocre fait partie de son identité, pas juste du décor.

On a mangé sur place, tranquillement, avant de reprendre les motos.
Gordes : l’approche spectaculaire, le ressenti plus nuancé
Direction Gordes, présenté comme l’un des plus beaux villages de France.
L’arrivée est clairement impressionnante. Le village perché, les maisons en pierre qui semblent empilées sur la colline… La vue est superbe.
Mais une fois à l’intérieur, on est restés un peu plus mitigés. Peut-être trop d’attentes. Peut-être trop de tourisme. L’effet “wahou” était surtout à l’extérieur.
Ça reste beau, évidemment. Mais comparé à Roussillon, notre cœur avait déjà choisi.






Géocache et vieille éolienne avant les Mines de Bruoux
On a ensuite pris la direction des Mines de Bruoux. On avait un peu d’avance avant l’heure de la visite guidée, alors on en a profité pour faire un géocache.
Et encore une fois, belle surprise.
Le parcours nous a menés jusqu’à une vieille éolienne installée là depuis plus de 100 ans (environ). Perdue au milieu du paysage, un peu hors du temps. Sans le géocache, on serait probablement passés à côté.
Ces petites parenthèses imprévues donnent vraiment une autre dimension au roadtrip.

Puis est venue la visite des Mines — qui restera clairement l’activité coup de cœur du week-end (voir notre avis plus bas). On a malheureusement peu de photos car il est interdit d’en prendre à l’intérieur des mines.


Retour par Apt et apéro au campement
Après la visite, on est passés par Apt pour acheter de quoi manger le soir. On n’avait pas très envie de ressortir au restaurant, surtout avec l’idée de reprendre la moto de nuit après dîner.
On a donc opté pour un apéro dînatoire au campement. Simple, efficace, parfait.
Et là… scène mémorable.
On sort la bouteille de vin rouge.
On se regarde.
Silence.
On avait oublié le tire-bouchon.
Marc et Carole nous ont vus en galère (on a essayé de débouchonner avec les clés de la maison…😂) et ont eu pitié de nous. Non seulement ils nous ont prêté un tire-bouchon, mais ils nous ont aussi apporté deux verres à pied.


On a terminé la soirée autour d’un petit Yams, tranquilles sous la tente, avec le vent qui s’était enfin calmé.
Une journée plus douce que la première, plus équilibrée, et riche en contrastes entre villages, ocres et patrimoine industriel.
Jour 3 – dimanche 🌞😴 – 210km
Réveil tôt et froid. Plus de vent mais à l’inverse la nuit a été très humide. La tente était trempée… Heureusement, Marc et Carole nous on gentiment proposé un café chaud et des croissants 😍😍 On est resté à parlé longuement avant de décoller sur les coups de 13h.
On a fait une halte aux gorges d’Oppedette avant de manger à Banon au restaurant “La suite” qui était un des seuls à servir encore du chaud à 15h !

On a ensuite repris le guidon direction la maison en passant par les gorges de la Méouge (qui fera l’objet d’un prochain roadtrip direction les Baronnies provençales).
Notre avis sur….
Colorado provençal de Rustrel (partage de bon plan!)
On avait repéré des prix sur internet qui n’étaient pas à jour. Ils demandaient 6€ par moto.. x 2 motos = 12€. Bravo, vous êtes bons en maths 😝
De fait, on a laissé une moto garée plus loin et on est monté 2 sur la zontes pour ne payer que pour 1 moto. Une fois garés, on s’est rendus compte que c’est le stationnement qui est payant, contrairement à Roussillon, il semble tout à fait possible de visiter (à pied) le colorado gratuitement en empruntant la voie où seuls les vélos sont autorisés (à droite de l’entrée/péage).

Ensuite, concernant le colorado en lui-même, c’était joli ! J’y étais allée (beaucoup) plus jeune avec mes parents donc j’avais en tête quelque chose de grandiose… entre temps, j’ai grandi (en hauteur), donc forcément, tout paraissait moins grand qu’à l’époque 😅 Pour autant, ça reste incroyable de voir la diversité de paysage qu’offre notre pays !
On a téléchargé l’application mobile qui permet de faire office de guide de visite, mais on ne l’a utilisé qu’au début de la balade, qui a duré pas loin d’1h.
Colorado provençal de Roussillon
Pas de parking gratuit en proximité directe du Colorado. On s’est garé à 1km (parking du stade : gratuit) puis on a marché vers le centre.
L’entrée pour faire le sentier des Ocres est de 3.5€/personne. C’est beaucoup plus aménagé que le sentier de Rustrel. Mais nous avons été assez déçu de la durée : il est indiqué 2 sentiers dont le long censé durer 50mn. En marchant pourtant lentement, nous l’avons fini en 30 minutes… On a trouvé donc ça un peu cher…
Gordes
Noté comme l’un des plus beaux villages de France, on ne pouvait pas passer à côté de la visite de ce village. Là encore, assez déçus : l’approche du village est certes magnifique, mais une fois dans le village… c’était assez quelconque.
Les façades extérieures de pierres étaient pour la plupart cachées (pour ne pas dire gâchées) par des grosses impressions de photographies…de chats ! Ce qui pour nous dénaturait complètement la vibe amenée par l’architecture du village.

Là encore, pas de stationnement gratuit pour les voitures, par contre à moto, on a pu monter jusqu’au centre et s’y garer sans soucis !
Mines de Bruoux
Alors là, ça a été pour moi THE activité coup de coeur. On a payé 19€ pour 2 pour la visite guidée d’1h (durant laquelle on ne peut ni prendre de photos, ni de vidéos).
Je n’avais pas souvenir des mines pour la simple et bonne raison qu’elles ne sont ouvertes au public que depuis la fin des années 2000. On a ainsi pu découvrir ces voûtes et tunnels avec les traces de pioches des anciens mineurs toujours visibles. Une fois encore, c’est incroyable de voir ce qu’offre notre région PACA et d’en apprendre plus sur le commerce de l’ocre et la place importante du Lubéron dans ce commerce à l’époque !
Clairement, c’est un budget, mais c’est à faire au moins une fois si vous allez là bas (ça vaut franchement plus le coup que toutes les autres activité qu’on a fait 😂)
Budget : combien ça nous a coûté, tout compris ?!

Hébergement
On a pas tenté le camping sauvage, mais les campings dans le Lubéron étaient beaucoup trop chers pour un simple emplacement ! Du coup, on est passé par HomeCamper, où des particuliers mettent à dispo une partie de leur jardin.
On a donc posé le campement chez Marc (également motard) et Carole à Villars pour 2 nuits :
| Prix nuitées | + Commission plateforme | + Option douche et WC |
|---|---|---|
| 20€ | 6€ | 8€ |
Ils nous ont proposé une option supplémentaire afin d’avoir à dispo une douche et un WC indépendant de leur maison. Clairement, c’était indispensable…
Nourriture
Comme prévu, c’est le pôle bouffe qui prend le gros du budget. On s’est pas privé à ce niveau… Au départ, on avait prévu de pique-niquer les midis, et resto le soir.
C’est ce qu’on a fait le 1er jour : on avait préparé des wraps pour le midi, et le soir, comme on avait rien en stock, on a désespérément cherché un resto, ils étaient tous full. On a fini par trouver un resto sympa à Saint-Saturnin-les-Apt où on s’est régalé avec un burger et des frites maison ultra bonnes !
On a ensuite inversé car il faisait super froid et rentrer le soir de nuit n’était pas très agréable ! Résultat, samedi soir on s’est fait un bon petit pique nique chez Marc et sa femme, qui nous ont dépanné d’un tire-bouchon et de 2 verres ballon pour la bouteille de rouge que nous avions pris !
En bref…
Ce roadtrip moto dans le Colorado Provençal fut une expérience mémorable (et le mistral n’y est pas pour rien 😂). Entre l’organisation, la beauté des paysages d’ocre, l’histoire fascinante des Mines de Bruoux, et le charme intemporel de Gordes Roussillon, chaque jour a été une nouvelle aventure. La préparation soignée de nos affaires et l’ajout des intercoms ont rendu le voyage d’autant plus fluide et agréable.
Nous avons quitté la région avec des souvenirs pleins la tête et une seule envie : repartir à l’aventure pour découvrir d’autres trésors de Provence.

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